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Description
Cette espèce est surtout présente dans la moitié Est de la France, le Massif Central et les Pyrénées. Elle est absente de Méditerranée ou du grand Ouest. Ce rongeur adulte mesure entre 120 et 180 mm (tête plus corps) et pèse entre 60 et 160 g chez l'adulte. La couleur de son pelage est variable, allant du brun foncé au brun clair, voire gris, sa tête est arrondie et il a de petites oreilles. 1 Il se caractérise par une importante variabilité, aussi bien dans sa morphologie que dans son habitat. Deux écotypes sont d'ailleurs distingués en fonction de leur habitat: - une forme semi-aquatique, liée aux zones humides (berges de rivière, marais, etc...), qui ne creuse que des terriers; - une forme fouisseuse (souterraine), liée aux habitats peu humides, qui créé des réseaux de galeries en évacuant la terre sous forme de tumulus2
Le seuil de tolérance en milieu prairial est de l'ordre de 200 individus/ha. En arboriculture fruitière, il est de quelques dizaines d'individus/ha, en maraîchage de quelques individus. Cela est dû au fait que le campagnol terrestre, en écorçant ou mangeant les racines des arbres et des plants de légumes provoquent la mort des plantes attaquées.3 Cycle Biologique
Sa longévité est de 6 mois à 1 an. Sa reproduction est dite explosive: avec une moyenne de 4 à 5 embryons par portée, 3 portées par an et par femelle, une durée de gestation de 21 à 22 jours et une maturité sexuelle à 5 semaines, les capacités de reproduction sont élevées. Des femelles gestantes sont observées presque toute l'année pendant es phases de faible densité et de croissance des cycles démographiques mais en faible proportion, et de mars à octobre, pendant les autres phases (abondance et déclin). La descendance théorique est de 100 à 200 individus/ha à la fin de la saison à partir d'un seul couple de campagnols terrestres au printemps. Ainsi le potentiel de multiplication des populations est de 50 par saison. Par ailleurs, pour un même stock de reproducteurs au printemps, plus le début de la reproduction est précoce (mars), plus les densités seront élevées en automne.3
Il creuse des terriers à l'aide de ses incisives et crée des réseaux de galeries de deux types: - un réseau superficiel, à moins de 20 cm de la surface du sol, qui sert à la recherche de la nourriture - un réseau plus profond, à 40 cm de profondeur voire jusqu'à 1 m,4 où il aménage des nids et accumule des réserves alimentaires dans des chambres dont le volume peut atteindre 10 L.2
Il consomme les parties souterraines et aériennes des végétaux et consomme son poids en tiges et racines/jour. Il a une activité diurne et nocturne. Sa présence se manifeste par la présence de tumulus contrairement au campagnol des champs. Le seuil de déclenchement des pullulations est à environ 85% de STH/SAU (= Surface Toujours en Herbe/Surface Agricole Utile), établie sur la moyenne montagne à vocation herbagère: Jura, Massif-Central, Pyrénées.3 Conditions d'activités optimales
Il habite principalement là où il trouve des sols frais et humides riches en matière organique. Ils colonisent donc plus fréquemment les jardins, les vergers et les prairies, plus rarement les cultures, sauf lors d'épisodes de pullulation. Jusqu'à 2500 m. Domaine vital restreint: 100 à 200 m2 (moins si fortes densités).
Il semble favorisé par un couvert végétal haut et dense. 3
Dans les milieux ouverts, la biomasse du campagnol terrestre, la plus grosse espèce, se chiffre en tonnes au kilomètre carré en période de pullulation. Dans ces conditions, ce campagnol devient une espèce clé et toutes les autres espèces dépendent de sa dynamique (prédateurs comme proies)3.
2 Le campagnol terrestre. Prévention et contrôle des populations. Editions Quae. 304pp, Delattre P & Giraudoux P, coord., 2009., http://www.quae.com/[...]
3 Biodiversité et régulation des ravageurs en arboriculture fruitière. Edition Duong-Minh Nguyen, Ctifl., Ricard J-M, Garcin A, Jay M & Mandrin J-F, 2012.
4 Le terrier de la forme fouisseuse du campagnol terrestre, Arvicola terrestris scherman Shaw (Mammalia, Rodentia), Zeitschrrift fûr Säugetierkunde, 41: 23-42., Airoldi JP, 1975.
1Les rongeurs en verger de production biologique: méthodes de lutte préventive et continue. Courrier de l'environnement de l'INRA n°58., Miot S & Delattre P, 2010., http://www7.inra.fr/[...]
Commentaires
Cette plante est nocive pour le campagnol, surtout si c'est sa seule source de nourriture. Dans la plupart des cas, le caractère appétent ou répulsif des plantes vis-à-vis des campagnols a été constaté dans des conditions particulières (isolement en cage ou en terrarium ; diversité alimentaire faible, etc.)
1Les rongeurs en verger de production biologique: méthodes de lutte préventive et continue. Courrier de l'environnement de l'INRA n°58., Miot S & Delattre P, 2010., http://www7.inra.fr/[...]
Commentaires
Cette plante est nocive pour le campagnol, surtout si c'est sa seule source d'alimentation.
1Les rongeurs en verger de production biologique: méthodes de lutte préventive et continue. Courrier de l'environnement de l'INRA n°58., Miot S., Delattre P., 2010., http://www7.inra.fr/[...]
On intervient préférablement lorsque le sol est humide et non travaillé.
Intensité
L'intervention doit se faire sur l'ensemble du réseau de galeries.
Fréquence
A réaliser minimum 2 fois par an
Effet(s) direct(s)
Les niveaux d’efficacité mesurés dans les essais menés en prairies et vergers sont de 50 % en moyenne et vont dépendre pour une large mesure de la quantité de mélange gazeux injecté dans les galeries et du quadrillage du terrain.
Destruction des galeries et mort des rongeurs. Les galeries étant détruites, cela permet de limiter la recolonisation du terrain par les rongeurs.
Effet(s) indirect(s)
Cette méthode a des incidences négatives sur la faune du sol.
Indice de fiabilité
Références
1Guide pour la conception de systèmes de production fruitière économes en produits phytopharmaceutiques. GIS Fruits et Ministère de l’agriculture, Paris, 264 p., Laget E, Guadagnini M, Plénet D, Simon S, Assié G, Billote B, Borioli P, Bourgouin B, Fratantuono M, Guérin A,Hucbourg B, Lemarquand A, Loquet B, Mercadal M, Parveaud C-E, Ramade L, Rames M-H, Ricaud V, Rousselou C, Sagnes J-L & Zavagli F, 2015., http://www.ecophytopic.fr/[...]
1Biodiversité et régulation des ravageurs en arboriculture fruitière. Edition Duong-Minh Nguyen, Ctifl., Ricard J-M, Garcin A, Jay M & Mandrin J-F, 2012.
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