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Le Gaec de l'Arbre Acadabra

"Penser préventif plutôt que curatif"

"Chercher un équilibre de la plante et de la ferme"

 

Contexte paysager et physique:

La ferme se trouve sur des coteaux argilo-calcaires, dans un paysage constitué d’une mosaïque d’habitats. Elle est entourée de trois fermes voisines conduites en agriculture biologique, et d’une autre en agriculture conventionnelle qui produit des kiwis à proximité de leurs parcelles, le milieu environnant reste ainsi relativement préservé.

Les parcelles de Frédéric et Muriel sont en pente, avec un cours d’eau qui borde les parcelles les plus basses, des haies entourent les parcelles, et quelques bois et friches sont présents également.

 

Système Environnement

 
  • 1 km linéaire de haies

 
Ventes
  • Fruits
  • Légumes en AMAP
  • Produits transformés: confitures, jus, plats cuisinés
  • Marchés, épiceries
  • Oies à rôtir (en période de fêtes de fin d'année)

 

© IGN, INPN, MTES, MNHN, FEDER, Région Occitanie, Préfecture de la région Occitanie. Vue aérienne du parcellaire du GAEC de l'Arbre Acadabra.

Historique :

Après une formation d’ingénieur agronome, Frédéric travaille dans le milieu associatif agricole, et y rencontre Muriel, sa compagne avec qui il s’installe à Labarthe en 2007.

Ils démarrent en louant 1 ha de pommiers durant les deux premières années, passés en agriculture biologique dans les années 70, et achètent des terres nues à un voisin. Ils auto-construisent un hangar et leur maison grâce à des chantiers participatifs et l’aide d’amis, et se lance dans un projet d’arboriculture extensive en plantant des arbres fruitiers divers.

Leur objectif est de parvenir à l’autonomie des arbres et un recours minimal aux intrants. Ils plantent alors des arbres tous les 5 m par 6 m, sur 3,5 ha, sans eau ni engrais, pour leurs futurs vergers en sec. Les rangs d’arbres sont disposés en travers de la pente pour limiter l’érosion, avec un léger travail du sol.

En attendant qu’ils portent leurs fruits, et en raison de gel la 2e année, Frédéric et Muriel montent un atelier légumes et une AMAP sur Toulouse. L’espace entre les rangs étant encore dégagé, ils cultivent les légumes entre les rangs d’arbres, et plus tard séparent les productions pour des raisons pratiques et afin d’éviter la concurrence.

Les deux-trois premières années, ils produisent des melons pour des grossistes, puis arrêtent cette production pour développer les légumes, et augmentent le nombre de paniers en AMAP, en plus de commercialiser dans des épiceries.

Frédéric et Muriel élèvent également chaque année et depuis 7 ans une centaine d’oies, qu’ils achètent âgées de 1 ou 2 jours, au printemps. Celles-ci pâturent les vieux vergers, jusqu’à leur 7-8 mois, avant d’être vendues pour les fêtes (oies à rôtir).

 

En résumé :

Pour Frédéric et Muriel, les investissements doivent être minimes et le système durable et autonome, tant au niveau du sol que du végétal. Découvrez comment ils pratiquent la lutte biologique par conservation et gestion des habitats, par le choix de la diversification des productions et des variétés, et en mettant en place des pratiques et des aménagements favorables à la biodiversité.

Afin de favoriser le bon fonctionnement du sol, ils ont mis en place un enherbement permanent et ont adopté la méthode « sandwich » dans les vergers, en plus de les conduire en sec (pour en savoir plus Gestion du sol et de l'eau). Le choix d’un système diversifié est au cœur de leur démarche, ils cultivent une grande diversité de fruits et de légumes en partie auto-produits (pour en savoir plus Choix variétal et plantes compagnes), qui nécessitent moins d’intrants et sont moins vulnérables aux bio-agresseurs, et ont introduit des oies qui pâturent et fument les vergers (pour en savoir plus Agro-pastoralisme). De plus, ils adoptent diverses autres pratiques agricoles qui leur permettent de réduire les intrants, car attire la faune auxiliaire, et limiter l'érosion des sols (pour en savoir plus Enherbement permanent des vergers), et de s’appuyer sur la régulation naturelle (pour en savoir plus Mise en place et entretien des haies multi-espèces), et entretiennent les haies présentes autour de leurs parcelles, plantées par leurs prédécesseurs il y a une trentaine d’années.

"La diversité des productions permet d'assurer une certaine stabilité économique à la ferme, et la diversité des variétés, couplée à la pratique de techniques respectueuses du fonctionnement de l'agro-écosystème, du sol et de la biologie de la plante apporte une stabilité aux végétaux"

 

 

 

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