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Grosse Altise du Colza Psylliodes chrysocephala

Zone biogéographique d'intérêt
Description Adulte : Il mesure entre 4 et 5 mm de long. Il est d’ordinaire noir aux reflets métalliques bleu-vert. Sa tête est roussâtre ; l’extrémité des antennes et des pattes antérieures est rousse. Il se caractérise par de grands fémurs postérieurs qu’il mobilise pour sauter. Les antennes ont dix segments.
Œuf : Il est de forme ovale et de couleur orange pâle.
Ses mensurations : 0,9-0,96 mm × 0,4-0,43 mm
Larve : Il y a trois stades larvaires. Les larves mesurent jusqu’à 8 mm de long. Elles sont de couleur blanc crème avec 3 paires de pattes, une tête noire et une plaque dorsale noire sur l’extrémité de son abdomen. Les stades L1 et L2 sont tachetés de points noirs.
Cycle Biologique La grosse altise est univoltine, i.e. qu’une seule génération est produite chaque année.

Les jeunes adultes émergent entre fin mai et début juillet. A cette période, ils vont se nourrir de feuilles, tige et silique encore verte de colza voire sur d’autres crucifères cultivées ou pas. Il s’ensuit une période de diapause estivale/estivation dans des zones humides et fraîches. Généralement, elle s’effectue à l’abri sous le feuillage de diverses plantes sauvages situées dans les haies ou les lisières de bois jouxtant les parcelles.
L’adulte reprend son activité fin août début septembre, ce qui coïncide avec les semis du colza. Il part alors à la recherche de plantes crucifères. Le vol s’effectue avec des températures supérieures à 16°C. Il va alors se nourrir de graines, cotylédons et jeunes feuilles.
A ce stade, les ovaires des femelles ne sont pas matures mais le deviennent après 15 jours de prise alimentaire sur le colza. La reproduction s’étale de l’automne à l’hiver. Ainsi, les populations d’adultes augmentent en automne et déclinent en hiver, expliquant les faibles effectifs (quelques individus) retrouvés après le mois d’avril.

Une forte humidité et des températures comprises entre 4 et 16°C constituent les conditions optimales de ponte. Ils sont déposés à la surface ou dans des anfractuosités du sol, isolément ou par groupes de 2 à 8 au voisinage immédiat du collet des plantes voire même dans la partie inférieure/basse des plantules.
Alford (1979) a calculé que les œufs nécessitaient 240 degrés-jour (température de base = 3,2°C) pour éclore.
La plupart des œufs sont déposés durant l’automne voire le début d’hiver. Les pontes cessent lorsque les températures deviennent nulles. Si les conditions le permettent, elles peuvent reprendre fin février.
Le taux de fécondité par femelle peut s’élever jusqu’à 100 œufs. Fécondité totale ante- et post-hivernale, 70 à 150 oeufs.

Après l’éclosion, les larves ont une capacité de déplacement limité à 50 cm, ce qui explique la ponte à proximité de la source d’alimentation principale. Dès lors, elle pénètre dans la plante par la face supérieure du pétiole d'une des feuilles les plus âgées. Elle en ronge la moelle puis passe dans le collet puis la tige ; elle peut ainsi parvenir au bourgeon terminal. La nymphose, d’une durée de 3 mois, s’opère dans le sol à une profondeur variable sous la surface du sol (0,5 – 9 cm).
Conditions d'activités optimales Fin août début septembre : les périodes pluvieuses favorisent les sorties massives. Un temps doux et humide en automne et en hiver est favorable aux attaques de ce ravageur.
Fait des dégâts sur Ce ravageur peut être à l'origine de dégâts sur 1 culture(s).
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Plantes hôtes Afficher les 3 plantes hôtes connues pour attirer cet agent biologique.
Pratiques Agricoles Afficher les 4 pratiques agricoles ayant un impact sur cette espèce.

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