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Comment les espèces s'adaptent au changement climatique ?

Date de publication 29/04/2020
Venez découvrir les travaux de thèse de Nicolas Dubos présentés de façon très pédagogique et rythmée dans cette courte vidéo, réalisée à l'occasion du concours international de vulgarisation scientifique "Ma thèse en 180 secondes".
 
Réponses phénotypiques aux fluctuations environnementales : quelle influence du climat sur la taille corporelle des passereaux en France ?
 
 
Après avoir expliqué la règle de Bergmann en biogéographie, qui dit que les grands gardent mieux la chaleur que les petits, il nous présente les différentes stratégies d'adaptation des espèces face au changement climatique:
  • Réponse 1: elles se déplacent (vers des latitudes plus froides) et montrent des répartitions différentes
  • Réponse 2: lorsqu'elles ne peuvent pas se déplacer, elles décalent leur cycle biologique et leurs périodes d'activité voire leur comportement dans le temps
  • Réponse 3: la taille affectant la survie des espèces, les changements de tailles ont été identifiés comme une réponse majeure, pouvant modifier la capacité de résilience des espèces face à ces changements.
 
"J’ai étudié les effets des anomalies environnementales sur la taille des oiseaux communs en France entre 2000 et 2014. En France, le changement climatique devrait influencer la taille corporelle au travers d’effets indirects sur la production des écosystèmes, et la disponibilité alimentaire : toutes les espèces produisent de plus grands juvéniles les années à forte production primaire, et donc à forte quantité de nourriture disponible. J’ai trouvé que la contrainte thermique influençant la croissance corporelle des jeunes varie selon la région climatique : les années chaudes, les juvéniles deviendront plus petits uniquement dans les régions chaudes, et plus grands uniquement dans les régions les plus froides. Les années à faible production de juvéniles, je trouve un compromis observable à l’échelle de la population entre nombre et taille des jeunes pour les espèces spécialistes d’habitat. Cette thèse a permis une avancée dans la compréhension des mécanismes sous-jacents des réponses des espèces face aux changements globaux."
Nicolas Dubos

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