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Lutte Biologique par Conservation et Gestion des Habitats

La lutte biologique par conservation et gestion des habitats constitue l'axe central de notre projet. Elle se focalise à la fois sur :

  • l'aménagement du biotope
  • et la modification des pratiques agricoles.

Elle revêt un caractère permanent (point commun avec la lutte biologique classique) qui s'oppose au caractère temporaire de la lutte biologique par augmentation (par inoculation et par inondation).

Voici comment nous avons construit notre outil pour prendre en compte l'ensemble des interactions de ce système (Solagro, 2013).

Ainsi, sur le schéma sont représentés les différents protagonistes pour une zone biogéographique donnée : la culture qui va interagir avec les ravageurs, les ennemis naturels de ces ravageurs, les plantes non cultivées qui vont fournir des habitats et ressources alimentaires à ces derniers et les infrastructures agroécologiques dans lesquelles on va les retrouver. Seules les plantes non cultivées favorables aux antagonistes des ravageurs seront représentées, ainsi que celles qui défavorisent les ravageurs (effet "push" de la stratégie "push-pull"). Toutefois, lorsqu'elle existe dans la base de donnée, l'information sur les plantes non cultivées favorables aux ravageurs sera disponible et accessible, car elle constitue un élément important à considérer lors de la réflexion sur la mise en place d'infrastructures agroécologiques.

L'ensemble de ce système est soumis aux pratiques agricoles, dont l'effet sur chaque entité est intégré de façon qualitative.

Dans une approche de régulation ascendante ("bottom-up"), il s'agit d'induire une modification des pratiques agricoles (choix variétal, variétés plus précoces que la variétés cultivées, cultures associées...) dans la parcelle et donc de "jouer" sur le premier niveau trophique et ainsi de défavoriser les ravageurs.

A l'inverse, l'approche de régulation descendante  ("top-down"), vise à favoriser les populations d'ennemis naturels en aménageant les bordures des parcelles afin de diversifier les habitats et ressources disponibles.

Au travers de notre outil, il s'agit d'envisager les synergies entre ces deux approches.

A terme, l'idée est d'y intégrer les insectes pollinisateurs étant donné leurs relations avec les cultures (dont certaines en sont hautement dépendantes 1 pour la production) et avec les plantes non cultivées, qui vont leur fournir les ressources alimentaires et sites refuge.

 

 

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Références

1 Importance of pollinators in changing landscape for world crops., Klein AM, Vaissières BE, Cane JH, Steffan-Dewenter I, Cunningham SA, Cremen C & Tscharnke T, 2007., http://rspb.royalsocietypublishing.org/[...]



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